L’interview de Didier Dray,
Délégué général du nouveau Fichier

Voilà 10 ans déjà que Didier Dray répondait aux questions à propos du Nouveau Fichier.
Le site des professionnels des métiers du spectacle - www.lenouveaufichier.com

Deux mots d’abord sur le nom « Le Nouveau Fichier » et les 40 ans revendiqués d’histoire du fichier ?
Ce fichier de comédiens, metteurs en scène, réalisateurs et tous professionnels a été créé en 1969. Immédiatement Jacques Arbez, le fondateur, en même temps que l’édition « papier » d’un annuaire, a eu l’idée de la création d’une base de données ; à l’époque on appelait cela « électronique ». Quelques temps plus tard, Claude Wolff est venu apporter sa collaboration, sa connaissance du métier, des comédiens, des metteurs en scène, des réalisateurs, de tout ce monde et Le Fichier Electronique du Spectacle, par ce travail commun, est devenu une véritable institution. Il y a quelques années, pour garder et rester fidèle à ce prestigieux passé, comme pour engager l’avenir, Le Fichier Electronique du Spectacle est devenu Le Nouveau Fichier.

Comment décrire l’action du Nouveau Fichier ?
Le fonctionnement définit à l’origine, c’est pourquoi cette historicité est revendiquée, représente toujours le cœur du métier. A savoir, aider les metteurs en scènes, les réalisateurs, les auteurs, tous les professionnels, dans leurs projets, notamment, au moment de la distribution. Pour cela, Le Nouveau Fichier n’a pas relâché l’attention portée aux parcours des comédiens. Nous tentons le plus souvent possible de les voir dans leurs situations de jeux et lors de contacts directs. Cette fréquence de relations au cœur du métier amène le fichier à des missions plus élargies, pour des compagnies par exemple, comme pour d’autres opérateurs de cet univers.

Justement dans cet univers, quels … « plus » offre Le Nouveau Fichier ?
Pour moi, ils sont de trois ordres :
1. Une action reconnue : ces quarante années d’existence signifient indéniablement quelque chose sur le registre au moins de l’utilité de la démarche et du savoir faire.
2. Une action spécifique : le fichier travaille sur des projets dont les metteurs en scène, les réalisateurs nous entretiennent ; mais nous ne sommes ni agent, ni casting, ni administrateur de compagnie. A l’interface de ces composantes, le comédien a une place centrale.
3. Une action qualitative : Les contacts créés entre les comédiens (c’est la première exigence, il faut être comédien professionnel pour s’abonner) et les metteurs en scène sont qualitatifs. Nous avons parlé avec les metteurs en scène ou les réalisateurs, nous avons bien compris leurs recherches (nous travaillons avec eux de façon très discrète). Pas une liaison n’est faite où il n’y ait un lien direct, objectif, entre la recherche et le comédien. C’est au fil du temps que l’on s’est rendu compte que cela était précieux ; l’un et l’autre des partenaires nous l’ont dit.

Propos recueillis par la rédaction

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